Avertissement : Cet article retrace la carrière d'un joueur professionnel et se base sur des informations publiques et des entretiens. Les analyses de performance et les projections sont celles de l'auteur et n'engagent que lui.
Double61, c’est un nom qui claque dans les oreillettes des fans de Teamfight Tactics. Un pseudo qui résonne comme une signature, un style bien à lui, une trajectoire en escalier vers le sommet. Ce n’est pas juste un joueur français, c’est l’un des piliers de la scène compétitive européenne de ce jeu où chaque décision compte.
Depuis ses débuts, il a gravé son nom dans l’histoire, pas avec du bruit, mais avec des performances froides, calculées, tenaces. Et en 2026, il incarne plus que jamais l’ambition française dans un univers globalisé. Un nouveau chapitre commence.
Les débuts et l'ascension de Double61 sur la scène TFT
Tout commence en 2020, une période charnière pour le jeu. Teamfight Tactics sortait de son cocon de mode temporaire pour s’installer durablement dans l’écosystème Riot Games. C’est à ce moment-là qu’Emre Demirtas, de son vrai nom, plonge dans le vif du sujet. Pas par hasard, mais avec une curiosité stratégique. Rapidement, il comprend que TFT n’est pas une loterie, mais un échiquier en perpétuel mouvement.
Dès les premières saisons, il se démarque. Pas par le show, mais par la constance. Son gameplay ? Solide, réfléchi, sans débordements inutiles. Il maîtrise l’art du positionnement, sait quand pivoter, quand rester fidèle à une méta. Et surtout, il accumule les TOP 4. Beaucoup. Trop pour que ça passe inaperçu.
Pourtant, il ne cherche pas les projecteurs. Son objectif ? Simplement gagner. Et pour ça, il faut jouer. Beaucoup. Des milliers de parties, des nuits entières à décortiquer des builds, à tester des synergies sur les serveurs PBE. Ce n’est pas du hasard si, en quelques mois, il grimpe les classements comme un funambule sans filet.
Bientôt, les organisateurs de petits tournois locaux le repèrent. Il participe. Il gagne. Puis, il participe à des événements régionaux. Là encore, il se place. Pas toujours en finale, mais toujours dans le radar. Le mot commence à circuler : un nouveau joueur français monte, et il est sérieux. Très sérieux.
Double61 et la Karmine Corp : une alliance marquante
L'arrivée au sein de la KCorp et les premiers succès
Quand il rejoint la Karmine Corp, ce n’est pas par contrat mirobolant. C’est par conviction. Par amour du projet, comme il l’a dit lui-même sur les réseaux. À l’époque, la structure, portée par Kameto, était en plein essor. Elle ne se contentait pas de briller en League of Legends, elle voulait conquérir d’autres territoires. TFT, alors en plein boom, en faisait partie.
Double61 entre donc en tant que pionnier. Pas le plus médiatisé, mais l’un des plus fiables. Avec Canbizz_, ils deviennent les deux piliers du roster. Leur complémentarité est frappante : l’un plus offensif, l’autre plus posé. Ensemble, ils forment un duo redoutable.
Le statut de champion du monde et vice-champion
Très vite, les résultats arrivent. Les qualifications aux tournois internationaux se multiplient. Et puis, le Graal. Le titre de champion du monde. Une victoire qui sort du lot, tant elle semblait improbable face à des joueurs asiatiques, souvent dominants. Ce sacre, ce n’est pas qu’un trophée. C’est une reconnaissance. Pour lui, d’abord. Pour la scène française de TFT, surtout. Il prouve que l’Europe peut dominer, que la France peut briller.
La victoire, elle laisse des traces. Mais Double61 ne s’endort pas. Bien au contraire. Il encaisse, respire, et repart. Parce que dans le monde du tryhard, une seule victoire ne suffit pas. Il faut confirmer. Et en juillet 2024, il le fait. Non pas en tant que roi, mais en tant que challenger ultime : vice-champion du monde.
Ce résultat, il ne le vit pas comme une défaite. Il le vit comme une preuve de constance. Être sur le podium deux fois de suite, dans deux sets différents, avec des mécaniques qui changent chaque saison, c’est rare. Très rare. Cela demande une capacité d’adaptation phénoménale. Et c’est là que Double61 brille : il n’est pas un spécialiste d’un seul set. Il est un survivant de la méta.
Son analyse est toujours froide. Après chaque défaite, il ne cherche pas d’excuses. Il regarde les replays. Il identifie les erreurs. Il ajuste. Pas de cris, pas de drames. Juste du travail. Et ce travail, il le fait en silence, loin des caméras.
Le saviez-vous ? Le "tryhard" est un terme employé dans le gaming pour désigner l'effort intense et la persévérance d'un joueur pour s'améliorer et gagner, quitte à y passer de nombreuses heures. C'est une mentalité essentielle en e-sport.
L'attachement à la communauté et l'impact des fans
En fin 2023, un séisme traverse la scène TFT. La Karmine Corp annonce son retrait des compétitions du jeu. Un coup dur. Pour les joueurs, pour les fans, pour l’écosystème. Beaucoup pensent que c’est la fin. Que Double61 va disparaître, comme tant d’autres avant lui.
Mais les choses ne se passent pas comme prévu. Les fans réagissent. Fort. Très fort. Des pétitions, des messages, des streams solidaires. Un mouvement de masse. Et Kameto écoute. Le retour de la structure dans TFT est officialisé, en grande partie grâce à cette pression communautaire. "Les fans de la Karmine sont toujours présents. C’est quelque chose qui fait vraiment plaisir", a-t-é déclaré.
Ça, c’est rare. Dans le monde des e-sports, les joueurs passent, les structures changent. Mais ici, une communauté a sauvé un projet. Et Double61, en tant que figure historique, en est le symbole. Il n’est pas juste un employé. Il est un ambassadeur. Un ancien. Un survivant.
Le parcours compétitif de Double61 : entre tournois prestigieux et tryhard permanent
Les performances au TFT Paris Open et autres événements majeurs
En 2025, le TFT Paris Open fait son entrée dans le calendrier officiel. Un événement majeur, organisé en France, avec une dotation conséquente et une visibilité internationale. Double61, bien sûr, est qualifié. Et bien sûr, tout le monde l’attend en finale.
Il passe les premiers tours. Fort. Convaincant. Mais au Round 4, il tombe. Éliminé par Huanmie, un joueur chinois en feu, qui finira par remporter le tournoi. Une défaite ? Oui. Une catastrophe ? Non.
Quand on lui demande ce qu’il en pense, il répond avec calme : "Honnêtement, je suis satisfait de ma performance". Pas de colère, pas de frustration. Juste une analyse. Il savait que gagner ce format "Checkmate" dépendait autant de la chance que de la skill. Et il assume.
Ce tournoi, il le place au niveau des Worlds. Pour lui, c’est même plus prestigieux dans un sens : c’est chez lui. À Paris. Devant son public. Dans une ambiance LAN électrique, avec des cris, des lumières, une pression palpable. "J’adore l’ambiance LAN", dit-il. "Ça apporte vraiment un plus".
Et il a raison. Jouer seul chez soi, c’est une chose. Jouer sous les projecteurs, avec des heures de préparation derrière soi, c’est autre chose. C’est là que la mentalité fait la différence. Et Double61, sur ce point, est solide comme du béton.
L'importance du tryhard et de l'analyse de données
Si on devait résumer sa méthode en un mot, ce serait : tryhard. Pas de raccourci, pas de facilité. Il le dit lui-même : "TFT c’est un jeu où il faut travailler énormément". Et ce travail, il le fait tous les jours.
Il passe des heures à lire des données. À analyser les stats sur OP.GG, à suivre les builds les plus jouées, à étudier les picks des meilleurs joueurs du monde. Mais il ne se contente pas de copier. Il expérimente. Il teste des combos inattendus, cherche des carrys méconnus, explore des synergies sous-estimées.
Un exemple ? Avant que Diana ne devienne méta, il avait déjà testé une version "burst" avec des items de dégâts purs. L’idée n’a pas tenu, car le jeu a évolué vers du sustain. Mais ça montre sa démarche : il anticipe, il innove.
Et surtout, il joue. Beaucoup. Pas juste en ranked. En custom, en 4v4, en mode fun. Parce que pour lui, chaque partie est une leçon. "Le plus important, c’est de jouer", insiste-t-il. Pas de regarder des vidéos, pas de lire des guides. Jouer. Répéter. Apprendre. D'ailleurs, notre guide pour maîtriser la stratégie Peeba sur TFT pourrait vous donner un aperçu de l'approche stratégique qu'il utilise.
La vie de joueur professionnel en 2026 : un environnement en évolution
Entre 2020 et 2026, le monde du TFT a changé. Profondément. Avant, c’était le Far West. Des tournois ici et là, des qualifications obscures, peu de visibilité. Aujourd’hui, c’est un circuit structuré. Le Pro Circuit existe. Les dates sont annoncées un an à l’avance. Les joueurs savent quand et où jouer.
Pour Double61, c’est une bonne chose. "L’arrivée du Pro Circuit est un bon ajout", dit-il. Cela permet une meilleure préparation, un entraînement ciblé. Pas de surprise. Pas de stress inutile.
Et puis, il y a les Esports World Cup. Un nouveau rendez-vous mondial, qui en 2026 devient essentiel. Double61 y verra, il y croit. "La dernière fois j’étais allé en finale, j’espère que je pourrai répéter ça", lâche-t-il, avec son calme habituel.
Mais la vie de pro, ce n’est pas que les victoires. C’est aussi les doutes, les périodes de disette, les sets qui ne vous conviennent pas. Et 2026 n’a pas été une sinécure. Le Set 16, par exemple, a divisé. Beaucoup trouvent que les précédents sets étaient brouillons, avec trop de patchs ratés. Lui, il reste positif : "C’est fun, il y a beaucoup de choses à découvrir. C’est un plaisir de jouer".
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Double61 chez G2 Esports : un nouveau chapitre en 2026
Le transfert vers G2 Esports
En 2026, l’information tombe comme un coup de tonnerre : Double61 quitte la Karmine Corp. Et il rejoint G2 Esports. Une structure internationale, connue dans le monde entier, pas seulement en France. Un passage à un niveau supérieur.
Le choix n’est pas anodin. G2, c’est la performance, c’est la pression, c’est l’exigence. Ce n’est plus seulement défendre les couleurs d’une communauté. C’est représenter une marque globale. Et pour Double61, c’est une reconnaissance. Il n’est plus vu comme un "joueur français". Il est vu comme un joueur d’élite, tout court.
Le transfert ne fait pas de bruit. Pas de polémique. Il part en bons termes. Il remercie la KCorp, ses fans, ses coéquipiers. Mais il sent qu’il a besoin d’un nouveau défi. D’un environnement plus compétitif, avec plus d’analystes, plus de ressources. Et surtout, avec des coéquipiers de haut niveau, capables de le pousser chaque jour. Au passage, vous pouvez en apprendre davantage sur Team BDS et leur changement de nom si vous suivez l'actualité e-sport.
Les ambitions avec G2 Esports
Chez G2, il n’est pas là pour faire de la figuration. Il est là pour gagner. Pour remporter des titres. Pour monter sur les podiums internationaux. Et il sait que l’enjeu est plus grand. À la KCorp, il était une star. Chez G2, il est un maillon. Un maillon fort, mais un maillon.
Son objectif ? Simple : performer. Encore et toujours. Il ne parle pas de retraite. Il ne parle pas de burn-out. Il dit : "Je n’ai aucune raison qui me pousse à arrêter TFT. J’aime le jeu, j’aime bien perf, j’aime bien tryhard". Tant que ça continue, il continue.
Et chez G2, les moyens sont là. Des entraîneurs, des analystes, des sessions de coaching. Mais il reste prudent. Il sait que la data, il peut la lire seul. Ce qu’il veut, c’est du feedback humain, des discussions, des débats. Pas juste des chiffres.
La place de la France dans le paysage européen de TFT
La France, leader européen de TFT
Quand on demande à Double61 où se situe la France dans le paysage européen de TFT, sa réponse fuse : "La France c’est LE pays européen de TFT". Pas de doute, pas de nuances. Pour lui, c’est une évidence.
Depuis les débuts du jeu, les joueurs français sont présents. Très présents. Canbizz_, Jaypl, ou même des joueurs moins médiatisés comme PtitDrogon ou AmineMaTue, ils ont tous laissé leur marque. Le niveau moyen est haut. Très haut.
Et les fans ? Fidèles. Passionnés. Capables de faire bouger les lignes, comme en 2023. Cette communauté, c’est un atout. Elle pousse les joueurs à ne pas baisser les bras. Elle crée un écosystème sain, où la compétition est rude, mais respectueuse.
L’Espagne est citée comme concurrente sérieuse. Avec Raven, elle a failli percer au niveau mondial. Mais pour Double61, la France reste en tête. "On est clairement les deux plus grosses communautés d’Europe", reconnaît-il. Mais la France a quelque chose en plus : une culture du tryhard, une obsession du détail. D'ailleurs, un article sur JayPL, ancien champion de Heroes of the Storm vous donnera une perspective sur d'autres talents français.
Les défis pour atteindre le sommet mondial
Pourtant, être leader en Europe ne veut pas dire dominer le monde. Les joueurs asiatiques, notamment chinois et coréens, restent redoutables. Leurs réflexes, leur vitesse de décision, leur maîtrise des micro-décisions, tout est affûté.
Double61 le sait. Il l’a vécu. Face à Huanmie, il n’a pas perdu par manque de skill, mais par un petit écart. Un micro-choix. Un positionnement à un pixel près. Et c’est là que réside la difficulté : être parfait, tout le temps.
Il reconnaît que même avec du travail, ça ne marche pas toujours. "Même si tu le fais, il y aura des fois où ça ne marchera pas. Il faut juste continuer à persévérer". C’est toute sa philosophie. Pas de recette magique. Juste du courage, de la patience, et du temps.
Et pour progresser, il faut aussi les bons outils. Par exemple, choisir une bonne configuration matérielle avec 32 Go de RAM DDR5 6000 MHz peut faire la différence entre un lag qui coûte une partie et une performance fluide.
Conclusion : L'avenir prometteur de Double61 et de la scène TFT
Double61, ce n’est pas qu’un joueur. C’est une légende en marche. Un joueur qui a vu le jeu naître, évoluer, se complexifier. Qui a vécu des hauts, des bas, des départs, des retours. Et qui, chaque fois, a su rebondir.
En 2026, il entre dans une nouvelle ère. Chez G2 Esports, il a l’occasion de prouver qu’il n’est pas seulement un héros national, mais un champion global. Il a les armes. Il a l’expérience. Il a la mentalité.
Et la France, avec lui, continue d’affirmer sa place. Pas juste comme une puissance régionale, mais comme un laboratoire de talent. Un vivier où les jeunes peuvent rêver, s’entraîner, et un jour, peut-être, marcher sur ses traces.
Alors, que vous soyez fan de Teamfight Tactics, de e-sports, ou simplement curieux, gardez un œil sur ce nom. Parce que Emre "Double61" Demirtas n’a pas fini de jouer.
FAQ : Vos questions sur Double61 et TFT
Note : Ce contenu a été rédigé avec l'année 2026 comme référence temporelle. Les informations sont basées sur des données connues et des projections à cette date.